salon vide
sous un galet
un mot
samedi 20 mars 2010
vendredi 19 mars 2010
mercredi 17 mars 2010
mardi 16 mars 2010
mercredi 10 mars 2010
mardi 9 mars 2010
lundi 8 mars 2010
dimanche 7 mars 2010
Par rapport au haïbun que j’ai posté hier, une remarque justifiée de Jean-Claude César :
merci Danièle,
Une certaine distance avec l'événement permet un oeil vif et pertinent.
Mais je suis surpris,vous avez déjà le rossignol ?
en communion
Jean-Claude
Ma réponse :
Merci, Jean-Claude. Aujourd'hui, ciel pur mais vent glacial. Un peu de chaleur aurait fait du bien à beaucoup de foyers.
A la réflexion, tu as certainement (assurément) raison par rapport au rossignol :
c'est un peu prématuré. Entendu dimanche dernier dans le chaos général, ce chant
d'oiseau si limpide, alors que j'avais les pieds dans la boue, est resté gravé
dans mon esprit. Je n'en ai peut-être retenu que la valeur symbolique et l'ai
ainsi attribué au rossignol. Dans ma tête, c'était lui. Sans doute pas en
réalité. Intéressant sur le plan psychologique.
Je fais confiance à ta connaissance dans ce domaine où tu peux m'éclairer. Mais
il me plaît, je crois, de garder ce rossignol dans un coin de ma mémoire.
Amitiés,
Danièle
merci Danièle,
Une certaine distance avec l'événement permet un oeil vif et pertinent.
Mais je suis surpris,vous avez déjà le rossignol ?
en communion
Jean-Claude
Ma réponse :
Merci, Jean-Claude. Aujourd'hui, ciel pur mais vent glacial. Un peu de chaleur aurait fait du bien à beaucoup de foyers.
A la réflexion, tu as certainement (assurément) raison par rapport au rossignol :
c'est un peu prématuré. Entendu dimanche dernier dans le chaos général, ce chant
d'oiseau si limpide, alors que j'avais les pieds dans la boue, est resté gravé
dans mon esprit. Je n'en ai peut-être retenu que la valeur symbolique et l'ai
ainsi attribué au rossignol. Dans ma tête, c'était lui. Sans doute pas en
réalité. Intéressant sur le plan psychologique.
Je fais confiance à ta connaissance dans ce domaine où tu peux m'éclairer. Mais
il me plaît, je crois, de garder ce rossignol dans un coin de ma mémoire.
Amitiés,
Danièle
samedi 6 mars 2010
…Il a ressurgi, le vent, à l’heure de l’angélus. Familier d’abord, lâchant quelques bourrades au dos des maisons.
le bruit de la clenche
derrière la porte en bois
premiers réverbères
Et puis son intrusion, jusque dans les pierres sèches des clos centenaires.
en plein mur
la course des ombres
Aziyadé à l’affiche
Sur les coups de minuit, grondement sourd, continu, surgi de l’océan.
rideau -
du sel
sur les vitres
Souffle impérieux, infatigable, léchant, creusant, récurant le moindre interstice.
pieds nus
de la poussière sur le plancher
douleur aux tempes
Trois heures du matin. La mer furibonde assiège les digues, arrache les parapets, éventre, déracine, engloutit.
sur l’almanach
des enfants jouent au train de chaises*
liaisons coupées
Soleil matinal. Aucun coq n’a chanté. Dans les vastes terres noyées, des oiseaux de mer égarés. Un ibis survole lentement le marécage.
L’eau, la boue, jusqu’au coeur des villages.
dans le cupressus
le chant du rossignol
clair comme jamais
* "Le train de chaises des Tuileries", photo de Robert Doisneau
Xynthia, dimanche 28 février 2010
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vendredi 5 mars 2010
jeudi 4 mars 2010
Bonjour,
Je viens juste de récupérer ma connexion internet et mon téléphone.
Merci à tous ceux qui m'ont adressé des messages de sympathie suite à la terrible tempête qui a ravagé une grande partie des côtes charentaises et vendéennes, faisant malheureusement de nombreuses victimes.
De mon côté peu de dommages si ce n'est un terrain situé à Loix, à la pointe du Grouin, irrécupérable. Le raz de marée a touché tous les villages sans exception, beaucoup de maisons ont été éventrées par les eaux, les rues submergées,
les voitures noyées. De vastes zones restent sinistrées, les forces conjuguées du vent et des vagues ayant fait éclater les digues en de nombreux endroits. Le Nord de l'île offre un spectacle de désolation : routes fracassées, blocs de béton épars et surtout, les champs, les terres inondées à perte de vue. Il faudra des années pour réparer les dégâts.
Toutes mes pensées vont aux familles dans la douleur et le deuil.
Je viens juste de récupérer ma connexion internet et mon téléphone.
Merci à tous ceux qui m'ont adressé des messages de sympathie suite à la terrible tempête qui a ravagé une grande partie des côtes charentaises et vendéennes, faisant malheureusement de nombreuses victimes.
De mon côté peu de dommages si ce n'est un terrain situé à Loix, à la pointe du Grouin, irrécupérable. Le raz de marée a touché tous les villages sans exception, beaucoup de maisons ont été éventrées par les eaux, les rues submergées,
les voitures noyées. De vastes zones restent sinistrées, les forces conjuguées du vent et des vagues ayant fait éclater les digues en de nombreux endroits. Le Nord de l'île offre un spectacle de désolation : routes fracassées, blocs de béton épars et surtout, les champs, les terres inondées à perte de vue. Il faudra des années pour réparer les dégâts.
Toutes mes pensées vont aux familles dans la douleur et le deuil.
Chaos. Sous la force des vents et la poussée des eaux, les digues explosées.
Oiseaux de mer dans les terres submergées.
Ciel bleu.
Ce matin, j’ai pleuré.
dans le cupressus
le chant du rossignol
clair comme jamais
Ecrit dimanche 28 février au matin. Le raz de marée survenu pendant la nuit a laissé l'île et de nombreuses communes côtières dévastées.
Les communications viennent juste d'être rétablies.
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samedi 27 février 2010
vendredi 26 février 2010
Tintamarre. Sous les bourrasques, les arbres font le dos rond et la pluie crache en rafales aux flancs des murs. Bruits métalliques… Dans la forêt de mâts, le concert bat son plein.
Clac ! Un cordage. Rompu d’un coup, sans bavure, tout net.
aller simple
l’ami* de toujours
lune décroissante
La mer vocifère. S'engouffrent dans la pinède les longs mugissements du vent. La voix du monde. Enorme. Parfois secouée de hoquets, de sanglots rouges coincés dans le goulet du temps.
Pfuit ! Feux follets en maraude échappés des marais.
danse du diable
guiseppe l’invite
pour la dernière valse
Un avion trop bas siffle. Et puis un long point d’orgue. Là-bas on s’apprête…
Nouvel abat-d’eau. Un djinn traverse. Ses yeux bleus aveugles.
chute de perles
des chapelets de nuages
changent de rive
Inspiration profonde. Soulèvement. Suspension. Fracas. La digue côté Nord… Son gros trou creusé par les vagues. Ses tripes.
un doigt
sur la table d’orientation
ongle noir
Le quai luit. Une mouette s’attarde sur deux pavés disjoints. Des pas. Son cri. Disparaît.
Aux terrasses, les chaises empilées. Le barbu n’a plus sa pipe. Plié, son journal.
le cadran
une aiguille en moins
compte à rebours
Elle court seule, la cannette de bière, jusqu’à l’anneau d’ancrage.
le Roi Soleil
aux portes de la ville
sa face craquée
Tourbillon de gravats. La pointe des cyprès fouette au ciel une trouée.
------------
* L'ami : Décédé d'une crise cardiaque. J'écris ces lignes pendant que ses obsèques ont lieu. La tempête fait rage.
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Clac ! Un cordage. Rompu d’un coup, sans bavure, tout net.
aller simple
l’ami* de toujours
lune décroissante
La mer vocifère. S'engouffrent dans la pinède les longs mugissements du vent. La voix du monde. Enorme. Parfois secouée de hoquets, de sanglots rouges coincés dans le goulet du temps.
Pfuit ! Feux follets en maraude échappés des marais.
danse du diable
guiseppe l’invite
pour la dernière valse
Un avion trop bas siffle. Et puis un long point d’orgue. Là-bas on s’apprête…
Nouvel abat-d’eau. Un djinn traverse. Ses yeux bleus aveugles.
chute de perles
des chapelets de nuages
changent de rive
Inspiration profonde. Soulèvement. Suspension. Fracas. La digue côté Nord… Son gros trou creusé par les vagues. Ses tripes.
un doigt
sur la table d’orientation
ongle noir
Le quai luit. Une mouette s’attarde sur deux pavés disjoints. Des pas. Son cri. Disparaît.
Aux terrasses, les chaises empilées. Le barbu n’a plus sa pipe. Plié, son journal.
le cadran
une aiguille en moins
compte à rebours
Elle court seule, la cannette de bière, jusqu’à l’anneau d’ancrage.
le Roi Soleil
aux portes de la ville
sa face craquée
Tourbillon de gravats. La pointe des cyprès fouette au ciel une trouée.
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* L'ami : Décédé d'une crise cardiaque. J'écris ces lignes pendant que ses obsèques ont lieu. La tempête fait rage.
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jeudi 25 février 2010
mercredi 24 février 2010
mardi 23 février 2010
lundi 22 février 2010
marche rapide
la pluie sur les tempes
- déferlantes
rue des embruns
sous le pont
un chemin de sable
triangle
deux phares un cargo
appels du large
vagues grises
des bouées ballotées
au gré du ressac
marchant dans la brume
table d'orientation
"vous êtes ici"
face à la houle
encore quelques pas
le soir descend
dans l'obscurité
les bonds d'un lapin
vent sur la dune
la pluie sur les tempes
- déferlantes
rue des embruns
sous le pont
un chemin de sable
triangle
deux phares un cargo
appels du large
vagues grises
des bouées ballotées
au gré du ressac
marchant dans la brume
table d'orientation
"vous êtes ici"
face à la houle
encore quelques pas
le soir descend
dans l'obscurité
les bonds d'un lapin
vent sur la dune
dimanche 21 février 2010
samedi 20 février 2010
vendredi 19 février 2010
jeudi 18 février 2010
mercredi 17 février 2010
mardi 16 février 2010
vendredi 12 février 2010
mercredi 10 février 2010
mardi 9 février 2010
lundi 8 février 2010
dimanche 7 février 2010
samedi 6 février 2010
jeudi 4 février 2010
mardi 2 février 2010
ciel bleu
dans le chêne
de nouveaux couples
Mais, selon le proverbe français ci-dessous, il ne faut pas trop se réjouir de la présence du soleil pour la chandeleur :
Si le deuxième de février
Le soleil apparaît entier
L'ours étonné de sa lumière
Se va mettre en sa tanière
Et l'homme ménager prend soin
De faire resserrer son foin
Car l'hiver tout ainsi que l'ours
Séjourne encore quarante jours
dans le chêne
de nouveaux couples
Mais, selon le proverbe français ci-dessous, il ne faut pas trop se réjouir de la présence du soleil pour la chandeleur :
Si le deuxième de février
Le soleil apparaît entier
L'ours étonné de sa lumière
Se va mettre en sa tanière
Et l'homme ménager prend soin
De faire resserrer son foin
Car l'hiver tout ainsi que l'ours
Séjourne encore quarante jours
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