mardi 1 octobre 2013
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vendredi 20 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
lundi 15 juillet 2013
mardi 9 juillet 2013
lundi 1 juillet 2013
Quel plaisir j'ai pris à lire le recueil "Bulles de musique" de notre ami Daniel Py (éditions Pippa, juin 2013) !
Enlevé :
Vers le haut du plafond
vers le haut de sa voix
Violette la voisine
vocalise
éclatant :
Tombant sur le clavier
la bulle de champagne fait
,000
joyeux :
Voulez-vous
danser le tanga
avec moi ?
délicat :
Fête de la musique
le parfum d'une rose
au parc
recueilli :
Le concert fini
les gens quittent
le silence
grave :
Décédée d'un AVC
à trente-trois ans
cette pianiste -
fermer la radio
regarder les fleurs
désopilant et même épilant :
J'atterris
rue des Lombards
un vieil air
sort d'une porte
J'atterris
rue des Lombaires
un vieillard
sort d'une porte
- sur le cul
Je m'arrête sinon je risque de citer tout le recueil. Une grande liberté pour un ensemble savoureux.
Et que dire des illustrations de Pouch ? Un plaisir renouvelé à chaque page.
*
lundi 24 juin 2013
PRIX DU LIVRE HAÏKU 2013 : ECOUTER LES HEURES (2)
Dimanche 23 juin 2013
J'ai eu le plaisir de découvrir aujourd'hui ce magnifique commentaire de Monique à propos de mon recueil Écouter les heures. Merci, Monique, de me faire un tel honneur !
Écouter les heures
(Danièle DUTEIL)
Prix du Livre haïku 2013 (de l’Association pour la promotion du haïku)
à Danièle Duteil
la nuit
de grandes plages vides
écouter les heures
Merveilleux titre pour un recueil de haïkus : écouter les heures,
les instants qui passent… Moi aussi,
chère Danièle, je suis une « écouteuse » d’heures du jour, de la
nuit, par n’importe quel temps. C’est dire si j’ai trouvé, à te lire,
un dense réseau de résonnances avec mes
propres ressentis.
Peu importe que nous habitions des
univers opposés et que tes haïkus soient si fortement empreints des
embruns salés de l’île de Ré, peu importe que tes oiseaux ne
soient pas les miens et tes saisons à l’inverse des miennes ! Ce qui
nous rapproche c’est l’intériorité qui nourrit ces textes et ta façon
si subtile de la laisser transparaître dans tous
ces petits brins de vie rencontrés sur ton chemin, dans toutes ces
rencontres.
Et grand est le bonheur de lecture
que procure ce recueil ! Découvrir ces haïkus limpides et fluides qui
disent, pêle-mêle, la pluie et le beau temps, qui
disent les fleurs inconnues et la maison des grands-parents, la lune
blanche et le café brûlant, c’est partager tout ce qui donne saveur,
douce ou amère, à ces heures écoutées… ces moments
d’émotion et de tendresse que nous réserve l’existence jusque dans
ses replis les plus secrets.
Instants de mélancolie aussi
lorsqu’affleurent les souvenirs. Mais toujours, en filigrane un amour
indéfectible pour la vie qui va, pour la vie qui bat. Et comment
mieux exprimer toutes ces nuances, sinon par la magie du haïku ?
Je te cite (extrait de la quatrième de couverture)
« Insensiblement, le haïku me séduit, me subjugue, m’enchante. De jour en jour son charme opère un peu
plus. »
Nul doute que ce charme agira sur
l’âme de tous ceux qui auront le privilège de lire tes haïkus, Danièle.
Les lire et… les relire car comme chacun sait, une
perception peut en cacher une autre, un ressenti peut jouer au
rebondir de l’auteure au lecteur et grâce à ton écriture déliée, passer
la frontière si ténue séparant des sensibilités différentes
mais si semblables dans leur humanité.
Merci pour ces petits bijoux qui m’accompagneront dans mon quotidien, qui feront écho à mes propres haïkus.
Et le choix de celui-ci (page 34) que je partage avec toi, ce soir…
pluie pluie pluie pluie pluie
sur le mur blanc du salon
un gros mille pattes
(Monique MERABET, 23 Juin 2013)
**
lundi 10 juin 2013
PRIX DU LIVRE HAÏKU 2013 : ECOUTER LES HEURES (1)
ma maison d'enfance
j'ai oublié la couleur
des murs de ma chambre
Ecouter les heures, Prix du livre haïku 2013
décerné par l'APH, samedi 8 juin,
au marché de la poésie à Paris
**
mercredi 22 mai 2013
TANKA MER
Photo : Cécile D.
éclaircie
la mer, la respirer encore
avant le départ
toutes les mers ont-elles
la même odeur ?
la même odeur ?
***
Yanis Petros
Exil
dans mon tréfond
gît l'odeur de la mer
dans mon tréfond
gît l'odeur de la mer
**
Monika
la vague se retire
l'écume reste sur le sable
un instant de plus
l'écume reste sur le sable
un instant de plus
**
Maïté/Aliénor
La mer a son odeur: celle
du cœur.
La mer a ses bijoux
Qu'elle imprime en nous.
La mer a ses bijoux
Qu'elle imprime en nous.
**
Mido
.
éphémère
"ronde comme un galet"
voyageur
.
éphémère
"ronde comme un galet"
voyageur
**
GALETS
Souvent les galets
ressemblent aux humains
tous différents...
Cependant l'un d'eux se promènera
au fond de ma poche au retour...
**
Souvent les galets
ressemblent aux humains
tous différents...
Cependant l'un d'eux se promènera
au fond de ma poche au retour...
**
Ce cœur dans
le sable
a sa place éphémère.
Mais l'enfant pour sa mère
a une place éternelle.
a sa place éphémère.
Mais l'enfant pour sa mère
a une place éternelle.
**
Le singe renifle en hiver
Depuis mon départ, les muguets ont fleuri puis se sont flétris, les fleurs du camélia, une à une épanouies, une à une sont tombées. Mais, au fond du jardin, l'oranger du Mexique offre l'éclat vernissé de ses feuilles et ses suaves exhalaisons me régalent, entre deux averses.
ooooo
En mon absence, d'autres événements se sont produits. Par exemple, la sortie en librairie du premier livre de l'AFAH*, Le singe renifle en décembre, haïbuns et autres textes de Salim Bellen, coédition Unicité/AFAH. Le feuilletant, chacun pourra y respirer aussi de doux parfums, venus de Colombie...
Des clochettes rouges ;
le colibri rend visite
à toute la grappe
Quatrième de couverture :
"En ce début de l'année 2007, Salim Bellen met la dernière touche au recueil intitulé Le singe renifle en décembre, un recueil de haïbuns, précise-t-il, tout en affirmant bien honnêtement qu'il méconnaît passablement ce genre : "[...] haïbun, un terme dont je connais mal la signification", concède-t-il, dans La chatte de Daniel. Cependant, l'expérience vaut pour lui d'être tentée et c'est avec enthousiasme qu'il confie : "Je trouve stimulant de présenter la perle, si c'en est une, sans l'extraire de l'huître." Quelle jolie métaphore pour approcher ce genre litéraire ! Qui exprime plutôt bien l'esprit du haïbun..."
Danièle Duteil
*http://letroitchemin.wifeo.com
Salim BELLEN : Le singe renifle en décembre, haïbuns et autres textes, présenté par Danièle Duteil et Daniel Py, 203 p. ill., coédition Unicité /AFAH, avril 2013 ; ISBN : 978-2-919232-42-0, 17,50 €.
www.editions-unicite.com
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