lundi 19 janvier 2015




pensive –

au sol une feuille

se tord longuement

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samedi 17 janvier 2015







un rouge-gorge
picore la gelée blanche
un vœu

date anniversaire
une voix un sourire
ressurgissent


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lundi 12 janvier 2015

dimanche 11 janvier 2015




jour de bruine
sur le bureau un dessin
inachevé

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samedi 3 janvier 2015

ECHAPPEES



troisième jour
à l'orée du bois un pivert
martèle les heures

tiédeur de l’air
vers le Moulin de l’Arc’h
à grands pas





pas un souffle
un bec crève un reflet
dans une flaque

aboiement
un dernier rayon perce
la carcasse du thonier

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jeudi 1 janvier 2015

mercredi 31 décembre 2014



dernier jour de l'an
un brouillard de givre efface
la rive opposée

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mercredi 24 décembre 2014



veille de Noël
le héron fait les cent pas
derrière les pins

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mardi 16 décembre 2014

mardi 9 décembre 2014







Café du Port
autour du petit blanc
l'odeur des filets


plus de vent
la queue du chat
fait le métronome


lentement la nuit
enrobe les rochers
flip ! flap !

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dimanche 7 décembre 2014

Paris en bref...s





Paris en bref…s, Les p’tits clins d’œil de Paris

Haïkus, senryûs, tercets de Patrick FETU
Éditions unicité, 4e tr. 2014.


 Les premières pages du recueil s’ouvrent sur un Paris ouaté, frileux, à saisir au vol, à apprivoiser :

Kidnappé / par les brumes de novembre / le canal de l’Ourcq.

Nulle agitation intempestive. Le silence, parfois crevé d’une bulle comme une pâte bien levée… Saisissant haïsha tracé sur le trottoir, à la craie sans doute ; dessin aussi précaire que la victime ainsi honorée :

Ramassé / au petit matin – / dernier domicile connu

La balade-haïku dans Paris se poursuit, lever de rideau sur un envers du décor,

Bassins vidés / au Jardin des Tuileries – / jouer à la marelle.

sur des vies croquées en creux :

À la nuit tombée / même les jeunes semblent vieux - / soupe Saint-Eustache.

À moins que les rues ne revêtent, éphémère illusion, leur parure de fête :

Illuminations / la foule bigarrée / pousse des ho, des ha !

Insensiblement, la ville se dessine, par le menu, dévoilant parfois ses dessous « à cru » :

« RENAULT EN GREVE » / aux portes de l’usine / saucisson et gros rouge.

Mais laissons le/la lect.eur/trice marcher sur les pas de Patrick Fetu, dans une capitale sans clinquant ni tapage. Car il s’agit, dans Paris en bref…s, d’une rencontre intime.

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