lundi 2 mai 2011

fermeture des portes
entre nous le long fil
des mots inaudibles

couloir de rails
toutes ces têtes casquées
sauf celle du chat

à travers la vitre
la fuite inversée des arbres
des souvenirs montent

la ligne brisée
des toits des hangars
correspondance

rares verticales
un rideau de peupliers
aux cimes mouvantes

brodée de couchant
la frange des cumulus
somnolence

11 commentaires:

  1. @ Merci, Marcel ! J'ai admiré la page de ton blog et tes haïkus, sans pouvoir laisser de commentaires...

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  2. Après une période de récupération, j'ai ouvert mes portes à nouveau.

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  3. Toutes ces lignes, mouvantes ou pas, qu'elles sont belles!
    J'aime beaucoup la fuite inversée des arbres, la montée de souvenirs que provoque en moi l'image des peupliers, merci!

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  4. un train trépignant
    trépanant
    la nuit sous narcose

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  5. les haïkus en mouvement, comme la frise du temps, comme le train, comme les souvenirs.
    Je me sens emportée sur leur fil.

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  6. @ JEA,
    Merci pour cette intéressante lecture en ligne ! Nous pourrions imaginer une page sur le thème du train.

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  7. @ Laurent,
    Des mots, pour casser les ficelles des automates.

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  8. @ Maïté / Aliénor,
    C'est un bonheur de partir en voyage et d'emmener les autres avec soi.

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