jeudi 24 février 2011

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l'eau croupie
ils se la partagent à la paille
en riant

12 commentaires:

  1. la libellule et la grenouille, les nenufars ?
    joli haiku très imagé.
    Laurent

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  2. Un retour tout en douceur et humour. Ton voyage était beau ?

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  3. accroupis au bord de l'eau
    ils s'en partagent
    le miroir et les tiroirs

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  4. @ Laurent,
    La grenouille n'était pas loin sans doute...

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  5. @ Merci, Ötli. Magnifique voyage, très dépaysant. Mais, sans cesse, la misère la plus sordide côtoie la beauté à l'état pur.

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  6. @ JEA,
    Etonnants enfants qui s'inventent des jeux à deux sous.

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  7. @ Marcel et Anne-Sophie,
    Devant ce spectacle, j'ai pensé au poème en prose de Baudelaire, intitulé "Le joujou du pauvre ("Le spleen de Paris") : "ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant !"

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  8. La scène : assis en tailleur dans une petite barque, deux enfants sirotaient à grand rire le contenu d'une timbale en plastique remplie de l'eau croupie qu'ils venaient d'écoper. Leur mère les considérait d'un oeil attendri.

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  9. En lisant d'abord ton haïku, j'avais imaginé quelque chose de très semblable à la scène que tu décris dans ton commentaire. Je me suis dis : ça s'peut pas. C'est trop effrayant. Je dois mal comprendre. Lisant ton commentaire, j'ai constaté que j'avais bien vu. Je réitère : c'est effrayant. Et imaginable seulement dans le contexte d'un pays où les enfants (les familles) vivent en grande pauvreté. Le haïku tout seul - et encore moins l'image qui l'accompagne - n'offre pas ce contexte (d'où mon incrédulité, à la première lecture).

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  10. @ Monika,
    Incrédule, je l'étais également. Mais c'est un tout autre monde...

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